Bambara 2017-11-27T23:55:46+00:00

Langue véhiculaire comptant 4 millions de locuteurs natifs au Mali soit 25% de la population et 13 millions de personnes qui la parlent comme langue seconde, le bambara, appelée bamanankan par ses locuteurs, est la langue la plus importante au  Mali.  Elle est l’une des treize langues nationales du Mali  et s’écrit avec l’alphabet  latin  depuis 1967.

En 1979, les premières écoles d’expérimentation du bambara voient le jour et continue depuis  à être  enseignée au niveau primaire (pendant les trois premières), en initiation  (première année) à l’université et depuis récemment dans les lycées.

Aussitôt arrivé au Mali, vous entendrez  le bambara dans les rues, à la maison, à la radio, dans l’administration, à l’école etc.…

À l’échelle de la sous région ouest-africaine, le bambara a des variantes (le dioula, le khassonké, le malinké, le mandinka, le maraka-dafin, le kakolo) qui sont parlées à la fois au Mali, en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry, au Burkina, en Gambie, au Sénégal.  L’ensemble  de ces langues  font partie d’un continuum appelé « mandingue » appartenant  à la famille mandé. Celle-ci fait partie  de la grande famille linguistique Niger-Congo.

Le bambara est une langue à tons. Elle  dispose de deux tons : un ton haut et un ton bas. Tout comme le malinké et d’autres langues Mandingue, le bambara s’écrit  avec l’alphabet N’Ko, crée par le Guinéen Souleymane Kanté en 1949.

Aujourd’hui, on estime le nombre de locuteurs entre 30 et 40 millions.